Évènements

Huit graffeurs réinterprètent Véronèse, à la Fondation Bemberg

Introduction
Un évènement dont nous nous souvenons avec émotion. Nous tenons à remercier la Fondation Bemberg et son conservateur Philippe Cros qui veille sur ce merveilleux écrin. Un grand merci à tous les artistes, à l'association Art Garonne et aux sponsors GB avec Vincent Gatimel, au Crédit Agricole, Infiniti sans qui cette soirée et cette manifestation n'aurait pas existé.

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Dans le cadre du festival Rose béton, la Fondation Bemberg et l’association Art-Garonne, à Toulouse, ont eu la belle idée d’accueillir la confrontation du tableau « Le Fauconnier » du Véronèse, peint vers 1560, avec l’univers urbain et moderne de huit graffeurs de la région. Explications avec Jacques Rivet, d’Art-Garonne.

Pourquoi cette étrange proposition ?

Nous sommes un certain nombre, au sein de l’association Art-Garonne, à apprécier le « street-art » et à l’occasion de Rose béton, nous voulions manifester notre présence, s’insérer dans cet événement. Nous avons donc discuté avec des graffeurs, pour voir ce qu’ils aimeraient faire. Nous nous sommes rendu compte qu’il s’agissait d’un véritable défi pour eux de travailler dans une institution. Nous avons donc réfléchi à une œuvre qui pourrait leur offrir une grande liberté et à partir de laquelle ils pourraient s’exprimer : le « Fauconnier », du Véronèse. A partir de ce tableau, ils ont eu carte blanche.

Comment avez-vous choisi ces huit graffeurs ?

Nous voulions des Toulousains, bien sûr, et en avons sélectionnés 5, des pionniers de la Truskool, comme Tilt ou Der, puis Reso, qui fait un peu la transition avec la nouvelle génération, comme Geb, et Mondé. Enfin, nous avons choisi un Montpelliérain, pour la nouvelle grande région, et une femme, Oko – hélas 15 % seulement des artistes de rue sont des femmes.

En invitant ces artistes dans la très respectable Fondation Bemberg, vous affirmez clairement que le Street Art est un art à part entière…

C’est notre objectif, bien sûr, et Véronèse ne sera pas malheureux d’être ainsi honoré. Ces graffeurs savent dessiner, peindre et composer un tableau. Véronèse avait, comme eux, un «blaze» ou nom d’artiste — l’exposition s’appelle «Paolo Caliari dit Véronèse» pour souligner ce lien entre eux et ce grand peintre a connu une période d’isolement vis-à-vis du public, car on lui avait reproché de désacraliser la Bible… Les grands artistes ne sont pas toujours reçus avec bienveillance par leurs contemporains…

« L’étonnante rencontre de Paolo Caliari dit Véronèse (1528 – 1588) avec 8 artistes de la scène graffiti » à la fondation Bemberg (place d’Assézat), Toulouse, du 23 au 26 juin 2016.

Propos recueillis par Yves Gabay, La Dépêche.

 

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